Poésie, jeux, images, ma vie

Isis

février 16th, 2010 at 9:05  |  Réagir | Permalink

Pause !

février 16th, 2010 at 8:44  |  Réagir | Permalink

Amaryllis2

février 16th, 2010 at 7:06  |  Réagir | Permalink

Amaryllis

février 16th, 2010 at 7:06  |  Réagir | Permalink

Hiver

février 16th, 2010 at 7:04  |  Réagir | Permalink

Tourterelles

février 16th, 2010 at 7:01  |  Réagir | Permalink

Nuit

février 16th, 2010 at 7:00  |  Réagir | Permalink

Ce sont ces vieilles branches

Grisées et moussées,

Vieillottes et tremblantes

Dans le froid de l’hiver

Qui m’ont inspiré.

Il y  en elles

Cette immobilité

De l’éternité.

Et il y a sur elles

De temps en temps

Quelques tourterelles

Portées par le vent,

Aiguilles vivantes

D’une invisible horloge.

C’est là que le tout

Et le rien

Viennent en moi s’emmêler

Le tout-souffrances, le tout-terreurs,Le tout-guerres, l

e tout-enfants soldats

Avec le Rien

Ce Silence clamé

Par cette Présence

Qu’estla Vie.

Clamé par cette confiance

Qu’elle sourit,

Clamé par la joie.

La nuit n’y change rien

L’obscure messe :

Ite missa est est terminée.

Seule l’ombre d’un vent

Bouscule nos rêves d’enfants

Et même les morts et les revenants

Souffle invisible

Portant dans son être

Le feu de joie

Qu’il va déverser.

Un nouvel horizon

Après cette trop longue nuit

Se dessine :

Dessiné par nous, ensemble,

Cœur à cœur

Main dans la main

Pour un toujours

Et beaucoup de demains.

février 15th, 2010 at 12:30  |  Réagir | Permalink

Quand le passé

Se décide à passer

Et qu’il ne peut pas dans l’instant

A cause des imbéciles

Qui le tiraillent

Avec leurs marbres

Et leurs monuments,

Le passé pleure

Comme une source

Au fin fond du temps

Mais aussi mal présente

Dans l’instant.

Ecartelé le passé !

Ecartelé dans les affres

D’un cauchemar-feuilleton :

Jetez vos feuilles !

Jetez vos fusils !

Jetez vos canons !

Que je puisse passer

Pour aller et rester

Définitivement

Au fin fond du temps.

Mais on ne l’écoute pas,

On le câline même

On le caresse

On en fait une grande Histoire

De l’Homme

Alors qu’il n’est qu’un

Tout petit instant d’éternité

Ayant montré la lourdeur

(Avez-vous vu mon passé bien conjugué ?)

Lourdeur de vie

Lourdeur de monuments

Mais ils ne savent pas

Les hommes lourds

Qu’un jour

Il leur faudra bien

Jeter leurs fardeaux,

Se débarrasser de leur passé

Et saisir enfin

A bras le corps

La merveilleuse silhouette d’un horizon glissant

La merveilleuse senteur d’un bien beau printemps.

février 6th, 2010 at 8:44  |  Réagir | Permalink

Haïti, fleur de misère

Enlisée dans tes gravats

Déjà que tu avais la guerre

La guerre des pauvres

Et des laissés-pour-compte

La guerre de ceux aux regards

Rêveurs d’Occident

Qui ne bougeait pas le petit doigt

Et qui maintenant

Est penché sur Toi.

Ils oublient un temps

Ceux qui te secourent

Ils oublient un temps

Leur temps.

Sur les monceaux de cadavres

Passe l’œil des caméras.

Il passe vite,

Ce n’est pas beau à voir

Mais cela doit être montré ;

Haïti, fleur de misère sais-tu que quand

Tout sera à peu près

Terminé

Sais-tu qu’à ce moment-là

Des traders tradèreront

Avec le souci de bien tradérer.

Des banquiers banquèreront

Avec le devoir de bien encaisser.

Des dirigeants, gouvernants,

Sournois

Chercheront

Et manipuleront

Dans leurs immenses pourvoiries,

Tels des poussahs,

Ce gibier tant recherché

Tout cela avec une belle indifférence cachée

Avec au fond de leur mémoire

Comme une petite étincelle

Mais que vite ils éteindront

Une petite étincelle haïtienne,

Fleur de misère

Enlisée dans la poussière,

Graines stériles

De larmes, de sang

Et de colère aussi.

Je t’embrasse, Haïti.

janvier 16th, 2010 at 6:17  |  1 Commentaire | Permalink