Poésie, jeux, images, ma vie

L’empreinte ne reste pas

Sur le chemin parcouru

Peut-être y-a-t-il

Des restes de silhouettes

Eparpillées çà et là ?

Qui peut les deviner ?

Sous ces frondaisons

Enchantées par la brume

En voiles de robes

Déchirées

Ar des fées enfuies.

L’être est passé

Mais il a laissé sa marque :

Car ayant aimé

Les lumières et les ombres

Jouant ensemble

Avec les branches osmosées,

La forêt a reçu de lui

Son amour

Et il a reçu d’elle

Une part de son mystère

Et de son aura

Pour habiller la sienne.

La Science des sciences

Seule sait

Pouvoir expliquer cela :

La beauté d’une promenade

Quand celui qui l’a décidée

A décidé également

De s’imprégner de cet amour

Pour avoir toujours l’envie

De continuer ses pas

Vers d’autres contrées

Avec toujours le même plaisir

Soit disant silencieux

D’aimer.

Ce poème n’est pas à dire :

Il est à murmurer.

décembre 16th, 2008 at 9:37  |  Comments & Trackbacks (0) | Permalink

Comme un vol de papillon

Cherchant la nourriture

Par la beauté

Comme un vol d’oiseau

Chantant

Ne faisant rien d’autre

Que virevoltant

Sa légèreté

Comme on danse un soir d’été.

La  vie est ainsi

A chaque instant semée

Comme une graine de fleur

Qui va trouver sa terre

Pour coroller la vie

Et même si parfois

L’espoir n’est plus là,

La noirceur prenant le dessus

Et la lourdeur avec elle

Engluant les pas,

Sortir du chemin boueux

Est plus facile

Qu’on ne le croit

Car en levant la tête

On aperçoit

Toujours un oiseau

Ou un papillon

Qui montrent l’horizon

Auquel on a droit.

décembre 16th, 2008 at 9:22  |  Comments & Trackbacks (0) | Permalink

Dès l’Aube franchie

Des rires vont fuser,

Feux d’artifice de joie

Et de réalité.

Plus rien ne sera comme avant

Le passé aura trépassé

Envoyé dans l’oubli

Et cet apprêt que sera

Ce présent de Renouveau

Sera pour le plus beau

Des tableaux :

Celui de la marche en avant.

Il faut bien comprendre

Que ce n’est pas un cadeau

Mais une évolution nécessaire

Afin que le grand Verseau

Puisse déverser sa Lumière.

Et les grands esprits

Retourneront la terre,

Laissant derrière eux

Les traces de la pure Origine

Ainsi le Signe

Sera-t-il semé

Et les peurs oubliées,

Toutes ces peurs qui ont brandi

Leurs boucliers

D’illusions

Enfermant les hommes

Dans celles-ci.

Le crépusculaire de cette ère est présent

Comme l’est une fin d’hiver

Pour un nouveau printemps.

décembre 16th, 2008 at 8:57  |  Comments & Trackbacks (0) | Permalink

Une brume comme lancinante vient s’installer sur ce marché de Noël dans le petit bourg. Il fait assez froid mais cela n’a pas empêché nombre de villageois de sortir. Vin chaud, marrons grillés, guirlandes illuminées, la tradition ne s’oublie pas. Il semble même régner dans cette foule bigarrée comme une certaine joie empreinte de sérénité. Sauf là, en bas du kiosque, adossé contre son mur, un SDF. A peine 40 ans, les cheveux longs, une coupe devant lui avec quelques pièces et un carton sur lequel est inscrit : SVP. Rien d’autre. En guise de vêtements, une polaire kaki et un pantalon en velours côtelé et ses mains protégées par des mitaines, l’obligeant à souffler souvent sur ses doigts ankylosés par le froid.

Un oiseau soudain se pose devant sa coupe. L’homme le regarde et sourit. Il sourit mais quand il voit l’oiseau faire le tour de la coupe plusieurs fois, ses petites pattes dessinant un cercle dans le peu de neige boueuse.

-         Ben le piaf, dit l’homme : Qu’est-ce que tu fous ?

L’oiseau continue pendant une minute ou deux laissant l’homme perplexe. Puis il s’arrête. Net. Et fixe l’homme intensément.

-         Je t’aime bien mais arrête là, tu me fiches la trouille !

L’oiseau s’en fout. Il entame à nouveau une ronde endiablée autour de la coupe et en pépiant en plus. Des gens s’arrêtent, interloqués.

-         Il est à vous ? Demandent certains en déposant une pièce ou deux.

-          Non, dit l’homme, vient d’arriver là me faire son cinéma.

Certains applaudissent même et la coupe se remplit et il y a même des billets ! Des petits billets me direz-vous mais un petit billet pour un pauvre hère c’est quoi ?

L’oiseau s’arrête de temps en temps tout en fixant le SDF, l’oiseau comme impassible. Lui, enfourne l’argent dans ses poches et le manège continue.

Il est près d’une heure du matin. On sent la fatigue s’installer partout (sauf chez l’oiseau). Chacune et chacun rentrent chez eux laissant la nuit aux étoiles qui la font briller.

Et brillent aussi les yeux de l’homme quand il compte le pécule récolté. Il ne peut s’empêcher de verser quelques larmes et à travers elles regarde l’oiseau en lui tendant la main. L’oiseau vient s’y installer. L’homme se lève. L’oiseau s’envole part et revient. Il part dans une direction comme pour lui dire où aller.

-         Ben, tant qu’on y est, je te suis.

L’oiseau alors entame un vol de joie. Cela se voit. Il monte, il descend, il virevolte de gaieté. Les voilà sortis du village quand l’oiseau se pose sur une barrière. Derrière, une petite chapelle du VIIIème siècle, très vénérée et respectée par toute la contrée.

L’homme pousse la barrière et marche vers la chapelle. Mais l’oiseau ne va pas vers la chapelle. Il se dirige vers une petite bâtisse à côté.

L’homme y pénètre.

L’oiseau, aussitôt se met à picorer la terre dans un coin, s’arrête de temps en temps et regarde son compagnon.

-         Tu fais quoi là ? Puis il semble comprendre ce que l’oiseau veut lui dire.

Alors il se met à genoux et creuse avec ses mains. De la terre argileuse dure et froide sur près de 20 centimètres et puis des cailloux.

Un travail de fou ça ! Dit l’homme à l’oiseau tout en souriant et peinant. Plus dur le sol. Il prend un caillou et tape. Ca fait un bruit métallique. Plus qu’intéressé (et ayant repris des forces) il s’acharne à dévoiler ce secret : Une boîte en métal sculpté d’angelots et d’étoiles. Il la dépoussière en soufflant et en balayant avec ses mains tout en regardant du coin de l’œil l’oiseau.

Pas de fermeture. Elle s’ouvre simplement. A l’intérieur, un livre, un opuscule avec comme titre son prénom : Pierre. Là Pierre est soufflé. Il lève la tête pour regarder l’oiseau. Mais l’oiseau n’est plus là. Parti, ayant accompli sa mission, il a laissé Pierre à présent commencer la sienne. Car ayant lu le livre d’un trait, il va découvrir les erreurs qui l’ont conduit à son errance et la solution pour se relever. Tout y est inscrit, certes, avec beaucoup de métaphores, afin que son esprit s’élève, mais avec beaucoup de beauté, afin qu’il soit élevé.

Les villageois reverront Pierre. Il s’est relevé.

Il est allé à la ville toute proche (y est resté près de deux ans) pour trouver une place dans cette société – Cela a été dur mais croyant à l’oiseau…).

Il est beau dorénavant car à la petite bibliothèque du village, il en connaît un rayon sur les livres (et les histoires d’oiseaux).

Au fait, j’ai oublié de vous dire : La bibliothèque a de nombreux livres sauf un :

Quelqu’un l’a brûlé.

décembre 12th, 2008 at 11:58  |  Comments & Trackbacks (1) | Permalink

Et dans l’azur infini,

Nulle mémoire

Ne s’inscrit,

La fuite du temps…

Ce n’est pas une fuite,

Vraiment :

C’est une marche en avant.

Les mémoires sont ailleurs,

Posées dans leur écrin

Prêtes à s’embellir

Et à s’enrichir

De Vie .

Le grand Cœur battant

Influe les êtres,

Invisible Foi

Invisible Puissance

Mais tellement Présence

Pour les êtres en émoi.

Faut-il imaginer

Qu’un  jour toutes les barrières

Inutiles

Et les vains barreaux

Seront brisés par cette loi ?

Faut-il croire

Que la peur seule

Empêche le pas ?

Et qu’ainsi l’enracinement

Jugule l’avancée…

Descendre du Signe

N’est pas un rêve

Créé par les théosophes,

C’est le Signe lui-même

Qui s’est forgé

Dans leurs mémoires.

C’est le Grand bras séculier

Qui montre du doigt

Les errances religieuses

Afin que l’avancée heureuse

Soit entamée.

C’est le Souffle

Qui passe à travers

Toutes les geôles

Et tous les geôliers

Souriant de leurs épaisses murailles

Et de leurs fers aux pieds.

11/12/2008

décembre 11th, 2008 at 7:06  |  Comments & Trackbacks (1) | Permalink

Si la robe blanche de celui qui la porte peut se trouver parfois éclaboussée de poussière, que la poussière n’aveugle pas le vouloir de celui qui la porte.

( Oria : l’évangile de la colombe)

décembre 10th, 2008 at 9:36  |  Comments & Trackbacks (0) | Permalink

Aller cueillir

Un morceau d’arc-en-ciel

Ou trouver la cachette

Du papillon.

Aller dans la forêt

Un soir de brume

Et guetter la venue

D’une dryade scintillante.

Aller courir

Un après-midi d’été

Dans un immense champ de blé

En essayant d’attraper

Un peu de ce vent

Qui courbe les épis.

Aller tout en haut de la montagne

Et entonner le grand chant

De la Vie

En essayant par rapport à l’écho

D’avoir le dernier mot.

Alors si de tout cela

Il y  a de l’impossible

Il y a la possibilité

D’en garder une part dans son cœur

Afin qu’il soit plus grand

Dans  le grand champ

De l’Amour

Et ressentir en soi

Germer les fleurs de lumière

Et partir d’un grand rire

Aux éclats

En disant merci.

décembre 10th, 2008 at 9:07  |  Comments & Trackbacks (0) | Permalink

Il y a de l’hallali

Dans le temps présent

Ce temps rempli d’oublis

Et d’argent inconscient

Il y a cet hallali

Forgé de certitudes

Aux quatre coins des continents

Sachant que l’hébétude

Façonnera des visages

Etonnés

Et d’autres rayonnants.

C’est comme une histoire

Qui ne veut pas se raconter

Mais trame sa trame

En tissant le lien

Pour enrober les êtres

De lumière

Et les auréoler.

Il y a toujours du nouveau

Dans l’ancien

C’est l’arcane des visionnaires

Qui ne sont jamais sur terre pour rien

Comme les autres d’ailleurs

Qui devront ouvrir leur cœur

Comme un écrin.

décembre 9th, 2008 at 9:25  |  Comments & Trackbacks (0) | Permalink

S’ils filtrent la lumière

C’est pour mieux l’apprécier

Mais, parfois,

Quand ils sont à peine tirés

Pour un vain regard,

Les doigts qui les tiennent

Pincent aussi le cœur.

Et quand l’automne pleure ses couleurs

Ils s’ouvrent en un V renversé

Enfin l’hiver fige ce qui est en-deçà

Et les fleurs de givre

Décorent les vitres glacées.

L’enfant dessine sur elles

Des rêves de Noël,

Rêves de présents.

Au fond des chaumières

On pense au temps

Qui jamais ne se ride

On pense à son grand rideau

Qui va bientôt

Se refermer.

Puis se rouvrir à la nouvelle année

A la nouvelle lumière

Dans laquelle l’on pourra semer.

Les rides de l’âge

Sont des rideaux voilés

Qui ne masquent pas l’essentiel :

La grandeur d’aimer.

décembre 9th, 2008 at 9:24  |  Comments & Trackbacks (0) | Permalink

Si je pouvais aller là-bas

Au bout de la terre

Pour cueillir

Un sourire de petit eskimo

Je le mettrais dans ma besace

Et sur les traces

De mes pas légers

Vers le retour

Se dessinerait la lumière boréale.

Et je continuerais mon chemin

Mon itinéraire de pèlerin

Jusqu’au bout de l’Afrique

Pour cueillir la lumière

Dans le regard de l’enfant

Je la mettrais dans ma besace

Et sur les traces sablées

De mes pas toujours légers,

Le vent chaud soufflerait

Son remerciement.

J’irais par tous les continents

Cueillir des sourires

Et des éclats de lumière

Jusqu’au fin fond de la Chine

Où l’enfant unique est sacré

Jusqu’au fin fond de tous les pays

Pour enrichir ma récolte.

Et puis je rentrerais chez moi

Et déposerais tout cela

Dans un vase de cristal :

Il serait le Graal

Du chevalier non-errant

Il serait le Graal

Du pèlerin fatigué

Qui ressentirait peut-être

Une déception

Celle-ci alors prélude

A reprendre le bâton

Pour en quête d’émotions joyeuses

A nouveau parcourir

Avec la force heureuse

Les longues routes fastueuses

De  bonheurs enfantins.

décembre 9th, 2008 at 2:41  |  Comments & Trackbacks (0) | Permalink